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	<title>Katherine Théron &#187; Blog</title>
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		<title>Peintre du silence</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 14:42:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="300" height="296" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2023/08/P1030696-300x296.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="P1030696" /></p>Exposition à la Médiathèque de St Etienne-les-Orgues en juillet 2023 Katherine Théron, peintre du silence. Peintre du silence, ce qui n&#8217;est plus forcément la qualité première de la peinture. Il y a celle qui crie, qui hurle, qui déchire le regard si ce n&#8217;est l&#8217;œil avant l&#8217;esprit ou l&#8217;intellect&#8230; pour être à la mode. La [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img width="300" height="296" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2023/08/P1030696-300x296.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="P1030696" /></p><p>Exposition à la Médiathèque de St Etienne-les-Orgues en juillet 2023</p>
<p><strong>Katherine Théron, peintre du silence.</strong></p>
<p>Peintre du silence, ce qui n&rsquo;est plus forcément la qualité première de la peinture. Il y a celle qui crie, qui hurle, qui déchire le regard si ce n&rsquo;est l&rsquo;œil avant l&rsquo;esprit ou l&rsquo;intellect&#8230; pour être à la mode. La peinture de Katherine Théron respire le silence, la douceur, le détail invisible qui n&rsquo;en reste pas moins celui qui nous attire.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout est calme et volupté&nbsp;&raquo; tel l&rsquo;écrivait Baudelaire. Intimité d&rsquo;un paysage, d&rsquo;une maison quelque part à l&rsquo;orée d&rsquo;un champ, d&rsquo;un bois, d&rsquo;un espace près de l&rsquo;absence; cette heureuse absence loin de l&rsquo;envahissement d&rsquo;une Nature qui ne serait plus chez elle; enfin la transparence d&rsquo;un pot de fleurs, d&rsquo;un pétale multiplié animant un bouquet tel un éclat de rire.</p>
<p>Le regard du peintre (que l&rsquo;on me pardonne de n&rsquo;écrire point &laquo;&nbsp;peinteresse&nbsp;&raquo; selon les règles inclusives) est tendre; rien n&rsquo;est inutile, il est chez lui; il reste chez nous dans ce petit carré d&rsquo;air pur qu&rsquo;est son village et ses alentours. Pas de couleur brutale; la nuance dans toute sa simplicité, celle que la Nature lui offre; pas question de la torturer.</p>
<p>Et si dans ces maisons essaimées habitait quelque personnage au féminin, au masculin, dont le fusain a tracé les rides, celles d&rsquo;un sourire, d&rsquo;une interrogation, de la vie? Regard bienveillant du peintre sur ce qui l&rsquo;entoure, le meuble, anime son amour du vivant: d&rsquo;un arbre à un visage. Une intériorité sans frontière que Katherine Théron nous offre comme un clin d&rsquo;œil dont la malice n&rsquo;est pas exclue. Après l&rsquo;Espagne, la Suisse, l&rsquo;Italie, un saut au Japon, cherchez-la du côté de Cruis (Alpes de Haute-Provence ex Basses-Alpes), elle vous ouvrira son atelier.</p>
<p>R. I. d&rsquo;Argence</p>
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		<title>exposition à la Bastide du Claus</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 13:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="300" height="199" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2021/04/la+bastide+du+claus-300x199.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la+bastide+du+claus" /></p>Exposition de Katherine Théron à la Bastide du Claus à Cruis. &#160; Dans cette magnifique bastide, sur le versant tout ensoleillé de la Montagne de Lure au-dessus de Cruis, Bruno Rastier  a choisi de décorer leurs gîtes et chambres d’hôte avec une trentaine de mes tableaux à l’huile, aussi bien paysages que natures mortes (bien [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img width="300" height="199" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2021/04/la+bastide+du+claus-300x199.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la+bastide+du+claus" /></p><p><b>Exposition de Katherine Théron à la Bastide du Claus à Cruis.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans cette magnifique bastide, sur le versant tout ensoleillé de la Montagne de Lure au-dessus de Cruis, Bruno Rastier  a choisi de décorer leurs gîtes et chambres d’hôte avec une trentaine de mes tableaux à l’huile, aussi bien paysages que natures mortes (bien vivantes !) et quelques dessins. Nous, les peintres, nous sommes obligés, entre deux expositions, de les conserver dans un coin de l’atelier … alors que ces tableaux sont faits pour être vu par des yeux extérieurs, ils ont besoin de vivre en touchant les différentes sensibilités de chaque visiteur. Un tableau, c’est fait pour être partagé. Alors quand Bruno  m’a proposé d’exposer des tableaux dans leur bastide, j’ai senti mes tableaux sauter de joie à l’idée de prendre l’air et de participer (ne serait-ce qu’un tout petit peu) à la beauté du monde. Bruno, les tableaux et moi-même sommes ravis de ce partenariat.  (avril 2021)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Venez et voyez</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 08:13:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[                Venez et voyez Entrez, comme Alice au pays des merveilles. Ce n&#8217;est pas un miroir à transpercer, juste une surface plane faite de taches de couleur. Pas ces maudits écrans qui nous empoisonnent et nous emprisonnent; plutôt comme la persienne d&#8217;une baie extérieure ouvrant sur des espaces inconnus et pourtant familiers. Entrez et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>                Venez et voyez</b></p>
<p>Entrez,</p>
<p>comme Alice au pays des merveilles.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas un miroir à transpercer,</p>
<p>juste une surface plane faite de taches de couleur.</p>
<p>Pas ces maudits écrans</p>
<p>qui nous empoisonnent et nous emprisonnent;</p>
<p>plutôt comme la persienne d&rsquo;une baie extérieure</p>
<p>ouvrant sur des espaces inconnus et pourtant familiers.</p>
<p>Entrez et pénétrez</p>
<p>dans ce monde fait de sérénité et d&rsquo;harmonie</p>
<p>Entrez et ressentez</p>
<p>ce monde de paix et de silence.</p>
<p>Entrez et vivez:</p>
<p>ce n&rsquo;est pas une image fixe,</p>
<p>c&rsquo;est un monde qui bouge et respire,</p>
<p>qui s&rsquo;éclaire au gré de l&rsquo;astre soleil</p>
<p>c&rsquo;est un monde qui se balance</p>
<p>au gré de l&rsquo;eau qui coule.</p>
<p>Entrez et contemplez:</p>
<p>ce cerfeuil sauvage qui s&rsquo;élève majestueux,</p>
<p>cette petite barque bleue qui pourrait vous amener</p>
<p>vers un pays romantiquement rêvé,</p>
<p>cette saulaie où l&rsquo;on s&rsquo;attend à voir surgir un elfe égaré.</p>
<p>Entrez et écoutez:</p>
<p>le clapotis de l&rsquo;eau et le frétillement des poissons,</p>
<p>le merle moqueur ou le hibou lancinant,</p>
<p>le bourdonnement des abeilles ou le crépitement des épis.</p>
<p align="right">            &#8230;/..</p>
<p>Entrez et écoutez, écoutez le silence.</p>
<p>Là, un instant, entrez et vous vivrez un lieu/temps</p>
<p>d&rsquo;où ont disparu les bruits de guerre et des armes,</p>
<p>les cris de souffrances et de douleur,</p>
<p>les mensonges et les trahisons</p>
<p>d&rsquo;où ont disparu la noirceur et la laideur.</p>
<p>Entrez dans un monde de couleur et de silence.</p>
<p>Laissez-vous happer. Venez, entrez, regardez,</p>
<p>écoutez, sentez, respirez&#8230;  rêvez et vivez.</p>
<p>(KT 24/07/18) écrit à l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition de St Etienne-les-Orgues</p>
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		<title>Le passage de la Mer Rouge</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Apr 2017 13:15:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="243" height="300" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/Mer-Rouge1-243x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Mer Rouge" /></p>&#171;&#160;Le passage de la Mer Rouge&#160;&#187; (162&#215;145 &#8211; technique mixte &#8211; 1992) Katherine Théron &#160; &#160; &#160; Les visiteurs s&#8217;entêtent à l&#8217;appeler &#171;&#160;la crucifiée&#160;&#187;. J&#8217;hésite même à écrire plutôt &#171;&#160;la Crucifiée&#160;&#187; avec un C majuscule. Sans doute est-ce en raison de ses deux bras ouverts à la hauteur des épaules. Sans doute aussi l&#8217;ébauche d&#8217;un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img width="243" height="300" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/Mer-Rouge1-243x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Mer Rouge" /></p><p>&laquo;&nbsp;Le passage de la Mer Rouge&nbsp;&raquo;</p>
<p>(162&#215;145 &#8211; technique mixte &#8211; 1992)</p>
<p>Katherine Théron</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les visiteurs s&rsquo;entêtent à l&rsquo;appeler &laquo;&nbsp;la crucifiée&nbsp;&raquo;. J&rsquo;hésite même à écrire plutôt &laquo;&nbsp;la Crucifiée&nbsp;&raquo; avec un C majuscule. Sans doute est-ce en raison de ses deux bras ouverts à la hauteur des épaules. Sans doute aussi l&rsquo;ébauche d&rsquo;un poteau vertical en arrière-plan qui déclenche chez le spectateur la vision du symbole de la Croix du Christ, si prégnant depuis vingt siècles dans la culture occidentale chrétienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ensuite vient l&rsquo;étonnement: pourquoi une femme? Les spectateurs sentent que c&rsquo;est alors une image qui n&rsquo;entre pas, à juste titre, dans leur iconographie chrétienne habituelle. Le Christ est homme. D&rsquo;ailleurs on ne crucifiait pas les femmes, on les lapidait. Cela allait plus vite et demandait moins d&rsquo;investissement. La croix il fallait tailler le bois, assembler les morceaux, la planter et y clouer le lourd corps du criminel&#8230; Là, dans cette image, nous avons une femme, nue par surcroît, présentant sa féminité sans ostentation mais sans pruderie non plus, ses deux seins pointant dans la lumière et son triangle pubien plus dissimulé dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais regardez bien, visiteurs! Cette femme n&rsquo;est pas crucifiée. Elle n&rsquo;a ni les poignets ni les pieds transpercés, cloués au bois. Ils sont libres de mouvement. Et même à y regarder de plus près, son bras gauche, légèrement plié, se décolle de ce qui pourrait paraître l&rsquo;arrière-plan, la jambe droite ébauche un mouvement tout de grâce et son pied droit se soulève dans l&rsquo;amorce d&rsquo;un pas de danse. Sa tête penchée en avant n&rsquo;est nullement un geste d&rsquo;abandon et encore moins de mort. C&rsquo;est juste un geste de prudence, contrôlé, pour savoir où elle va poser son pied.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Non décidément cette femme n&rsquo;est pas une crucifiée, en aucune façon, mais une femme bien vivante, qui s&rsquo;ouvre un passage en avant, écartant d&rsquo;un geste décidé ce qui pourrait obstruer l&rsquo;espace qu&rsquo;elle doit franchir. Elle va de l&rsquo;avant avec toute sa nudité féminine, non pas provocante mais juste dévoilée. Elle va de l&rsquo;avant avec prudence, décision et confiance. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai intitulé ce tableau &laquo;&nbsp;Le passage de la Mer Rouge&nbsp;&raquo;  (beaucoup plus tard, dans les années 2009, car au départ c&rsquo;était simplement: &laquo;&nbsp;la femme en rouge&nbsp;&raquo;), un passage de libération, écartant des eaux qui pourraient l&rsquo;engloutir, pour trouver son identité de femme dans les Rouges de la Vie, que certains verts, turquoises et violets viennent faire vibrer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right">K.T avril 2017</p>
<p align="right">exposition Forcalquier</p>
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		<title>Exposition Cuenca 1991</title>
		<link>http://www.katherine-theron.fr/exposition-cuenca-1991/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2015 09:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="237" height="300" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/danse-rituelle-11-237x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="danse-rituelle-1" /></p>Exposition Cuenca Couvent des Carmélites Une figuration qui se cache La figuration de Katherine Théron &#8211; c&#8217;est Maria Calvet qui l&#8217;affirme &#8211; &#171;&#160;parait s&#8217;évader sous les couches de peinture&#160;&#187;. Derrière quoi, l&#8217;auteur du prologue de son catalogue de l&#8217;exposition de peintures et sculptures de K.Théron (Salle d&#8217;exposition du Conseil Régional de Cuenca dans l&#8217;ancien Couvent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img width="237" height="300" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/danse-rituelle-11-237x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="danse-rituelle-1" /></p><p>Exposition Cuenca Couvent des Carmélites</p>
<p><b>Une figuration qui se cache</b></p>
<p>La figuration de Katherine Théron &#8211; c&rsquo;est Maria Calvet qui l&rsquo;affirme &#8211; &laquo;&nbsp;parait s&rsquo;évader sous les couches de peinture&nbsp;&raquo;. Derrière quoi, l&rsquo;auteur du prologue de son catalogue de l&rsquo;exposition de peintures et sculptures de K.Théron (Salle d&rsquo;exposition du Conseil Régional de Cuenca dans l&rsquo;ancien Couvent des Carmélites) ajoute: &laquo;&nbsp;mais non, ses figures sont bien là, fortes et vigoureuses sous l&rsquo;apparence de <i>dé-figuration</i>. Différentes formes humaines qu&rsquo;elle-même décrit comme &laquo;&nbsp;Figures en danses rituelles&nbsp;&raquo; sont venues remplacer les natures mortes et paysages antérieurs. Ce sont des corps grands, voluptueux, solides, de rondeurs qui évoquent des invitations érotiques, parfois dans des formats presque démesurés. Et envahissant tout, filtrant ou dissimulant, des couleurs puissantes. La dé-figuration dont parle M. Calvet qui n&rsquo;a pas peur de qualifier l&rsquo;œuvre de l&rsquo;artiste établie à Madrid depuis 1981, d&rsquo;expressionnisme fauve. Expo jusqu&rsquo;au 21 juin.</p>
<p><i>(Cinco Dias du 14 juin 91 de Borja Acuña)</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Katherine Théron, figures en rituel</b></p>
<p>Née en France mais vivant en Espagne depuis dix ans, <b>Katherine Théron</b> est une peintre et sculpteur figurative dont l&rsquo;oeuvre commence à être connue du public espagnol, comme synonyme d&rsquo;un art de qualité qui se présente à tous en pleine maturité expressive.</p>
<p>Grâce à l&rsquo;aire culturelle de la Diputacion de Cuenca on peut voir en ce moment dans les salles de l&rsquo;ancien Couvent des Carmélites une grande exposition d&rsquo;œuvres réalisées dans les deux dernières années, avec des peintures à l&rsquo;huile et techniques mixtes, et une sculpture en bois dont le dénominateur commun est la figure féminine &#8211; presque toujours nue &#8211; en attitudes que la propre artiste décrit comme de &laquo;&nbsp;danse rituelle&nbsp;&raquo; et qui, au fond, obéit à un vitalisme presque sauvage dans lequel on y devine un plaisir sensible non idéalisé, qui se reflète par des couleurs savoureuses, un dessin opulent et une forte charge érotique.</p>
<p>C&rsquo;est aussi une peinture de transparences qui enrichissent les couleurs des tableaux de grand format, peut-être imprégnés d&rsquo;expressionisme fauviste, qui se délecte dans un trait vigoureux, avec brio, dissimulé par cette apparente dé-figuration qui s&rsquo;entrevoit sous la couleur et en lutte avec elle. Katherine Théron, écrit, <b>Maria Calvet</b>, est &laquo;&nbsp;une peintre totale et une bonne peintre. Elle l&rsquo;est pour son sens de la couleur, pour la richesses de ses glacis et textures, pour la vaillance de ses compositions, pour la véhémence que l&rsquo;on devine quand elle attaque la toile.&nbsp;&raquo; Le résultat final est cette œuvre vibrante et sensible en même temps.</p>
<p><em>(Cuenca EL PUNTO 14 juin 91 Daimiel)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: large;"><b>Katherine Théron</b></span>,</p>
<p>Comment ça va, Paris?<br />
Elle n&rsquo;aime pas trop parler de sa peinture cette parisienne petite et vive qui nous est arrivée ces jours-ci d&rsquo;Alpedrete (Madrid) pour accrocher ses nus dans les anciennes salles voûtées du couvent des carmélites à Cuenca.</p>
<p>Si ce n&rsquo;avait été cette circonstance un peu impudique (mais incontournable) de montrer et de se montrer, nous n&rsquo;aurions pas su, que passés les 32 ans elle décida d&rsquo;abandonner les Gaules et de faire route vers le sud. On sait bien comment sur nos voisins nous avons toujours produit un certain dédain empreint d&rsquo;une secrète attraction. Théophile Gautier et Katherine Théron ont eu la même impulsion: découvrir ce qui faisait la veine latine, des emportements de génie au milieu des conditions sociales les plus précaires.</p>
<p>Bien sûr que Katherine arriva en 1981 et ce n&rsquo;était pas le Madrid du Mesonero Romanos. S&rsquo;européaniser a souvent voulu dire que les chercheurs d&rsquo;essence en sont restés pour leur frais.</p>
<p>Que doit avoir Madrid pour que, une fois ici, elle aie eu cette envie de peindre? Son intégration au pays est aussi évidente que sa facilité à parler la langue, sans aucun accent, en conservant peut-être quelques gestes à la Gabin ou à la Belmondo. Et c&rsquo;est possible qu&rsquo;un effet de mimesis se soit fait par rapport au phénomène artistique.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi, qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas installée depuis un an, qu&rsquo;elle présentait ses tableaux dans deux expositions collectives à Bilbao et Cadaquès (tout est dit, Dali, son aura, se coller aux ombres les plus belles). Les autres viendraient de soi: Kanagawa au Japon, Madrid, Alcala de henares, Puertollano, Zurich et bien-sûr Paris (en 85 le Salon de la jeune Peinture et en 90 la Biennale des femmes peintres et sculpteur au Grand Palais).</p>
<p>Ses expositions individuelles remontent à 83. Avant Cuenca elle est passée par les galeries de Madrid, San Fernando de Henares, Ciudad Real, Linares et Coslada.</p>
<p>Ses techniques? Pratiquement toutes, comme il convient à quelqu&rsquo;un qui ne met pas de limites à son esprit et met supports et procédés en adéquation à la brillance de l&rsquo;idée. Gravures, huiles, dessins, taille en pierre et bois&#8230; Katherine Théron est toute une artiste, elle n&rsquo;a pas de nationalité. Difficilement ses procédés pourraient être des sentiers battus.</p>
<p><em>(Article de Presse Nuevo Diario (del Jucar) le jeudi 13 juin 1991, par JJB)</em></p>
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		<title>Après le purg-atoire</title>
		<link>http://www.katherine-theron.fr/apres-le-purg-atoire/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Aug 2013 08:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le purg-atoire Traduction française d&#8217;un article que j&#8217;avais écrit en 93 en espagnol, vivant en Espagne à ce moment-là, &#171;&#160;Después dei PURGA-TORIO &#171;&#160; Nous sommes en 1993. Il reste sept ans pour changer de siècle; un temps suffisant pour se permettre de fermer la porte du XXème et ouvrir celle du XXIème avec une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Après le purg-atoire</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Traduction française d&rsquo;un article que j&rsquo;avais écrit en 93 en espagnol, vivant en Espagne à ce moment-là, &laquo;&nbsp;Después dei PURGA-TORIO &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes en 1993. Il reste sept ans pour changer de siècle; un temps suffisant pour se permettre de fermer la porte du XXème et ouvrir celle du XXIème avec une nouvelle vision, et cela chacun dans son domaine. Le mien est celui de l&rsquo;art, de l&rsquo;Art pardon, et dans l&rsquo;art la branche des arts plastiques et plus précisément la peinture. Il convient de faire le bilan et sans prétendre être prophète ou devin, entrevoir ce que pourrait être ce siècle à venir. Paraphrasant Malraux, je me permets de dire; l&rsquo;art, l&rsquo;Art pardon, du XXIème siècle sera spirituel et religieux ou ne sera pas. Et pour qu&rsquo;il le soit, il faudra une Renaissance. Oui, je sais que ce mot, contre toute logique sémantique donne une impression de vieux, passé, mangé par les mites. Je pourrais l&rsquo;appeler &laquo;&nbsp;néo-Renaissance» avec ce préfixe qui a tant plu dans ce siècle, mais cela me paraît encore pire, alors je ne le nommerai pas mais je le décrirai. Très succinctement je vois les choses de cette manière; si l&rsquo;art du XXème siècle a été essentiellement destructif et subjectif, l&rsquo;art du XXIème devra être constructif et objectif et comme les mots sont trompeurs et traîtres, je vais m&rsquo;expliquer.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire de l&rsquo;art du XXème siècle (que je fais démarrer en 1914), c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;histoire de la&nbsp;&raquo;modernité&nbsp;&raquo; a été principalement celle d&rsquo;une grande nécessité de critique, nécessité de remettre en question tout ce qui touche à l&rsquo;art, sa valeur esthétique, sa valeur d&rsquo;autonomie, sa valeur muséistique, sa valeur de langage.. .mais non pas en remplaçant une valeur par une autre, sinon en supprimant n&rsquo;importe quelle notion de valeur (sauf l&rsquo;économique évidemment) ; tout est valable et rien n&rsquo;est valable. Personnellement cela me donne l&rsquo;impression d&rsquo;une grande colère enfantine. L&rsquo;enfant dans sa colère casse ses jouets, et encore plus son jouet préféré, et si c&rsquo;est un affreux jojo, il y fait caca dessus*. L&rsquo;artiste« moderne », comme un enfant coléreux, a cassé tout ce qui l&rsquo;entourait, la figure humaine comme la nature, il a sali, déchiré, il s&rsquo;est complu dans la chose détruite, le laid, le rebut. Une mine cachée dans une tranchée de la guerre de 1914 a explosé sournoisement dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art et nous a laissé des corps détruits, du sang, de la merde et des brûlures. Le devoir de l&rsquo;artiste du XXIème siècle sera de renaître entre les décombres, de recomposer les morceaux, soigner les blessures et chercher au milieu des gravats les fleurs multicolores.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;art du XXème siècle a été celui de la subjectivité. L&rsquo;œuvre n&rsquo;importait pas (je préfère mettre le verbe au temps passé car pour moi ce siècle est déjà caduc), n&rsquo;importait pas tant comme produit final que comme processus de « création» et comme reflet de la personnalité de l&rsquo;artiste (à la limite, l&rsquo;artiste est sa propre œuvre d&rsquo;art comme le fit Beuys). Il se peut que les mots de Kandinsky aient été mal interprétés. Il se peut que ce soit le mouvement surréaliste qui en ait transformé le sens. Quand Kandinsky parlait de la «nécessité intérieure» et de « vision interne» il ne voulait pas dire « projections mentales, impressions nébuleuses de l&rsquo;enfance» (selon les termes de Piero Manzoni), il ne disait pas expression des images de nos démons intérieurs. Je ne doute pas que d&rsquo;un point de vue thérapeutique au niveau individuel cela ait été très positif et qu&rsquo;au niveau collectif la variété de caractères psychologiques ait donné une grande variété de tendances artistiques; le coléreux et emporté a brillé dans l&rsquo;art gestuel, le nostalgique et austère dans l&rsquo;art minimaliste, l&rsquo;intellectuel dans l&rsquo;art conceptuel&#8230;Pour cette raison aussi l&rsquo;art du XXème siècle s&rsquo;est caractérisé par l&rsquo;absence de style et la difficulté pour trouver des critères de valeur. Certainement il y eut quelques vrais artistes qui recherchèrent comme Manzoni le moyen de représenter« l&rsquo;espace sur lequel nous projetons notre &lsquo;aire de liberté&rsquo; dans laquelle nous nous dirigeons vers la découverte de nos images premières, images qui sont absolues au plus grand degré, qui n&rsquo;auront pas de valeur pour ce qu&rsquo;elles rappellent, expliquent ou expriment mais seulement en tant que ce qu&rsquo;elles sont: Etre.&nbsp;&raquo; Il recherchait l&rsquo;art objectif. Il n&rsquo;arriva pas à le trouver, il se suicida.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand je dis « art objectif» dans cette époque de haute technologie, il me vient la peur terrible d&rsquo;être mal interprétée. Quand dans l&rsquo;atelier de design l&rsquo;ordinateur nous donne la forme la plus adéquate à son contenu (que ce soit d&rsquo;une voiture ou d&rsquo;un dessin animé), c&rsquo;est de l&rsquo;objectivité mécanique. Je ne parle pas de celle-ci. Je parle de l&rsquo;objectivité de Van Gogh qui tableau après tableau essaye de trouver l&rsquo;essence du tournesol, l&rsquo;objectivité de Cézanne qui tentative après tentative cherche l&rsquo;essence de la montagne Ste Victoire, objectivité si bien exprimée par Rilke (1), l&rsquo;objectivité que cherchaient des gens comme Kandinsky, Jawlensky, Mondrian&#8230;l&rsquo;objectivité de l&rsquo;Etre, même si ce n&rsquo;est qu&rsquo;un brin d&rsquo;herbe, parce que le brin d&rsquo;herbe nous amènera, comme dit Van Gogh, «à toutes les plantes, après à toutes les saisons, les grands aspects du paysage, enfin les animaux, puis la figure humaines ».</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;objectivité d&rsquo;un Antonio Lopez à la recherche du </em>« <em>sol del membrillo </em>» <em>qui  n&rsquo;arrive pas à prendre en compte le facteur temps et donc l&rsquo;objet toujours en mutation – la vie donc -, ce qui l&rsquo;amène sur l&rsquo;image de la mort: un trognon de coing tout pourri, ou sa femme dans la baignoire qui ressemble à un cadavre glacial. Il a oublié de transcender le temps, de passer de la coquille à l&rsquo;être transfiguré)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à la « modernité », je suppose qu&rsquo;elle a joué dans sa grande colère (ou jeu de massacre) son rôle purgatif, expulsant comme elle le pouvait ses déchets scatologiques. Mais si la purge est nécessaire pour nettoyer les entrailles, elle doit être seulement un processus thérapeutique et donc passager. Sans vouloir faire un jeu de mots, en langue française on peut dire passer du scatologique au eschatologique <em>(en espagnol c&rsquo;est le même mot: escatològico). </em>Après le lavage, la purification, il faudra prendre de nouveau des aliments, mais plus selects, d&rsquo;un niveau supérieur. Du purg-atoire il faudra choisir l&rsquo;une des deux voies: l&rsquo;enfer ou le paradis. «S&rsquo;ils parient sur le rouge, ils tomberont sur le noir, ce qui est pareil que le néant» dit R.L. Rousseau (le langage des couleurs). Mais si l&rsquo;artiste, l&rsquo;Artiste pardon, se submerge dans le bleu, il renaîtra un degré plus haut, l&rsquo;art, l&rsquo;Art pardon, redeviendra ce qu&rsquo;il a été tout le long de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité, un pilier fondamental à côté de la philosophie, la Religion et la Science.</p>
<p style="text-align: justify;">Je préfère être optimiste et penser qu&rsquo;il arrivera un moment de Renaissance et de Classicisme, avec ses concepts d&rsquo;harmonie, d&rsquo;universalité, de vérités atemporelles mais bien-­sûr enrichis de toute la liberté, toute l&rsquo;ouverture spatiale que la fin du XIX et le XXème siècles ont apportés aux arts. L&rsquo;artiste a beaucoup de travail devant lui puisqu&rsquo;il devra connaître toutes les possibilités pour choisir non pas de répéter un « style» d&rsquo;époque, mais de trouver sa propre forme d&rsquo;expression individuelle dans un art objectif. Plus que jamais le triangle de Kandinsky se fera pointu, l&rsquo;artiste s&rsquo;éloignera du suivisme et surtout des circuits commerciaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si j&rsquo;ai commencé l&rsquo;article en parlant de sept ans c&rsquo;était surtout une formule journalistique. Il n&rsquo;y a pas de date prévue, nous prendrons le temps qu&rsquo;il faudra sans attendre avec angoisse l&rsquo;an 2000. Comme le disait Vaclav Havel dans son discours à l&rsquo;Académie des Sciences Politiques et Morales « il n&rsquo;y a aucune raison d&rsquo;être impatient si les semailles et l&rsquo;arrosage ont été bien faits&#8230; »Semons donc et arrosons, soyons heureux d&rsquo;être comme Van Gogh « un petit jardinier plus ou moins bon ou mauvais qui a du cœur pour sa pépinière. »</p>
<p style="text-align: justify;" align="right">K.T mai 1993</p>
<p style="text-align: justify;"><em>*Dans un article sur Picasso dans Connaissance des Arts (1990) Henri Mercillon se pose la question &laquo;&nbsp;L&rsquo;art moderne est-il un argot de l&rsquo;art, comme l&rsquo;a écrit Adrian Stokes et ainsi que l&rsquo;a rappelé dans un texte récent David Sylvester? Nous ferons nôtres sa conclusion: l&rsquo;argot est elliptique, équivoque, subversif, persifleur, désinvolte, drôle, inattendu, insolent, abrupt, insouciant et il abonde en allusions gouailleuses aux choses savantes…&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">(1)  lettre du 13 octobre 1907 dans «Lettres sur Cézanne» de Rainer Maria Rilke.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
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		<title>Lettre de mon ami Fernando</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jul 2012 12:44:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Delante de mi tengo la foto de ese paisaje tan bello y solitario, el camino con sus sombras, el arbol a la derecha, la luz, la profundidad, el verde, ufff, que quieres diga, no me canso de verlo, a veces paso los dedos como si quisiera notar el rugor de la pincelada, es buena esta [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/chemin-automne1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1398 alignleft" title="chemin automne" src="http://www.katherine-theron.fr/wp-content/uploads/2012/04/chemin-automne1-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left; padding-left: 60px;">&laquo;&nbsp;Delante de mi tengo la foto de ese paisaje tan bello y solitario, el camino con sus sombras, el arbol a la derecha, la luz, la profundidad, el verde, ufff, que quieres diga, no me canso de verlo, a veces paso los dedos como si quisiera notar el rugor de la pincelada, es buena esta obra, al fondo el monte, la preciosa y enigmatica luz, amiga, para mi es una obra de arte, el sentirla en vivo sera una delicia a los sentidos, es poetico.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;<em>Devant moi j&rsquo;ai la photo de ce paysage si beau et solitaire, le chemin avec ses ombres, l&rsquo;arbre à droite, la lumière, la profondeur, le vert, ouh lala, que veux-tu que je dise, je ne me lasse pas de le regarder, parfois je passe les doigts dessus comme si je voulais noter la rugosité des coups de pinceau, c&rsquo;est une belle œuvre, au fond la montagne, la lumière délicate et énigmatique, mon amie, pour moi c&rsquo;est une œuvre d&rsquo;art, la voir en vrai sera un délice pour tous les sens, c&rsquo;est de la poésie.</em></p>
<p style="text-align: left;">(juin 2012)</p>
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		<title>La peinture ou l&#8217;art de la question</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 09:23:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La peinture ou l&#8217;art de la question &#160; La nouvelle exposition attendue de Katherine Théron dans sa région d&#8217;adoption, le pays de Lure, pousse à se poser trois questions: –                    Peindre serait-il l&#8217;art de donner forme à cet inexprimable? –                    La peinture est-elle l&#8217;art de donner forme à cet inexprimable? –                    Le peintre n&#8217;est-il pas, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La peinture ou l&rsquo;art de la question</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La nouvelle exposition attendue de Katherine Théron dans sa région d&rsquo;adoption, le pays de Lure, pousse à se poser trois questions:</p>
<p>–                    Peindre serait-il l&rsquo;art de donner forme à cet inexprimable?</p>
<p>–                    La peinture est-elle l&rsquo;art de donner forme à cet inexprimable?</p>
<p>–                    Le peintre n&rsquo;est-il pas, dans ce cas, condamné à être le miroir de cet inexprimable?</p>
<p>Théoriquement et subsidiairement, les lumières du critique ne devraient-elles pas se rapprocher des connaissances de l&rsquo;artiste de façon à lui permettre, avec humilité, de faire œuvre de guide comme d&rsquo;autres font œuvre de maîtres?</p>
<p>Si ce dernier hésite entre la défense de l&rsquo;art ou de l&rsquo;artiste, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni art, ni artiste, ni critique.</p>
<p>La peinture n&rsquo;est-elle pas enfin la seule forme d&rsquo;expression qui ait supporté le mensonge, la tricherie, la médiocrité, le snobisme (ce qui revient au même)?</p>
<p>Car elle utilise la matière, élément taillable et corvéable à merci sans l&rsquo;esprit rebelle du mot ou de la note.</p>
<p>Le « mauvais peintre » trouvera toujours le « mauvais client » et ainsi les deux s&rsquo;en iront de cette façon fort rassurés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Katherine Théron échappe aux pièges</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Touche à tout, fusain, gravure, crayon, pastel, par devoir et par nécessité professorale, peintre aux multiples facettes, intelligence avec son art oblige, diplômée des Beaux Arts de Paris et Madrid, Katherine Théron a cheminé d&rsquo;un figuratif opaque à l&rsquo;abstrait, pour en revenir à un figuratif transparent.</p>
<p>Ce passage d&rsquo;une forme à l&rsquo;autre a souvent autorisé un saut par la fenêtre par le bris du cadre de l&rsquo;interprétation.<br />
Ceci permettant à l&rsquo;artiste, épuisée de liberté, de nouveau à portée, de revenir vers l&rsquo;amateur d&rsquo;art par la porte de service, celle qui donne directement sur la sensibilité, faisant de celui qui a raté la première marche, un mutilé de l&rsquo;art contemporain.</p>
<p>Imaginant, à raison, que l&rsquo;abstrait est trop souvent devenu le refuge de faux artistes, Katherine Théron en est revenu à ses amours premières et projette son public par cette exposition sur la trajectoire qui a donné à ses natures mortes, comme à ses corps et paysages aujourd&rsquo;hui absents, tout leur côté inexprimable, traduisant ainsi leur vie profonde.</p>
<p>« <em>Objets inanimés, avez-vous donc une âme? </em>» demandait Lamartine? Oui, répondons-nous en chœur!</p>
<p>Jean-baptiste Chardin reconnaissait une personnalité à chaque objet. N&rsquo;en peignait-il pas la vie silencieuse?</p>
<p>A regarder les chose présentées, végétales ou manufacturées, toutes les questions se sont effacées au profit de l&rsquo;émotion, de l&rsquo;envie de toucher, de l&rsquo;envie de se demander tout d&rsquo;un coup: <em>C&rsquo;est quoi une nature morte?</em> …</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exposition « Dix ans de Natures mortes  (pas si mortes que ça&#8230;) St Etienne-les-Orgues Février 96</p>
<p>Article de presse: R.I. D&rsquo;ARGENCE  (Nice-Matin le 16/2/96)</p>
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		<title>Objectifs des cours de K.T.</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 13:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Objectifs de l&#8217;enseignement proposé &#160; Que la peinture soit envisagée de  façon professionnelle ou amateur, sa pratique demande l&#8217;acquisition au départ de bases solides de dessin (forme, contrastes, perspectives&#8230;), de couleurs (théorie, pratique des mélanges, ombres et lumières&#8230;), de l&#8217;utilisation des outils, supports et matériaux? Il ne peut y avoir de créativité si le « métier » [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Objectifs de l&rsquo;enseignement proposé</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que la peinture soit envisagée de  façon professionnelle ou amateur, sa pratique demande l&rsquo;acquisition au départ de bases solides de dessin (forme, contrastes, perspectives&#8230;), de couleurs (théorie, pratique des mélanges, ombres et lumières&#8230;), de l&rsquo;utilisation des outils, supports et matériaux? Il ne peut y avoir de créativité si le « métier » n&rsquo;est pas un tant soit peu dominé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>–                    le premier objectif consistera donc à faire acquérir à l&rsquo;élève les <strong>bases techniques </strong>nécessaires et indispensables. Cela ne se fera de manière ni scolaire, ni uniforme pour tous. Chaque élève, suivant son niveau, sa formation et sa sensibilité, aura besoin de fournir un effort plus dans tel domaine que dans tel autre. L&rsquo;enseignement, même s&rsquo;il a lieu en groupe, sera individualisé.</p>
<p>–                    Le deuxième objectif, une fois cette bas acquise, sera de développer la capacité d&rsquo;<strong>expression</strong> personnelle de l&rsquo;élève en l&rsquo;aidant à trouver son chemin pictural (forme, style, thèmes&#8230;). Cela ne pourra se faire que, d&rsquo;une part sur la base d&rsquo;une certaine connaissance historique des maîtres et de la pratique de différents styles, et d&rsquo;autre part en apprenant à concevoir et composer une œuvre personnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Katherine Théron</p>
<p>04 86 56 65 92</p>
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		<title>Texte de Maria Calvet</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 08:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ktheron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte de Maria Calvet (1991) (professeur d&#8217;histoire de l&#8217;art aux Beaux Arts de Madrid) Katherine Théron est peintre à part entière. Et un bon peintre. Elle l&#8217;est par son sens de la couleur, pour la richesse de ses glacis et de ses textures, pour la vigueur de sa composition, pour la véhémence que l&#8217;on devine [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Texte de <strong>Maria Calvet</strong> (1991)</p>
<p><em>(professeur d&rsquo;histoire de l&rsquo;art aux Beaux Arts de Madrid)</em></p>
<p>Katherine Théron est peintre à part entière. Et un bon peintre. Elle l&rsquo;est par son sens de la couleur, pour la richesse de ses glacis et de ses textures, pour la vigueur de sa composition, pour la véhémence que l&rsquo;on devine dans sa manière d&rsquo;attaquer la toile.</p>
<p>Figurative mais dans une figuration qui se cache, qui parfois paraît s&rsquo;évader sous les couches de couleur; mais non, ses figures sont bien là, fortes et vigoureuses sous cette apparente &laquo;&nbsp;défiguration&nbsp;&raquo;. Ce qui se passe c&rsquo;est que la couleur envahit tout; elle occupe les fonds, remonte au travers des objets et des personnages, vibrante et puissante, fauve et en même temps nuancée. Cependant, en luttant avec elle, contre elle, les formes s&rsquo;imposent, surtout les corps humains grands et solides, souvent avec une forte charge érotique.</p>
<p>Le résultat final est un compromis entre les deux: la couleur est à la fois vibrante et sensible. Rouges et bleus, turquoises et lilas en transparence qui enrichissent la couleur de base. Les figures sont puissantes, dans des toiles généralement de grand format, qui confirme ce grand tempérament pictural de Katherine.</p>
<p>Si j&rsquo;avais à définir sa peinture, ce qui n&rsquo;est absolument pas nécessaire, nous dirions qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un peintre expressionniste-fauve ou ce qui est pareil, fauve-expressionniste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Texte de <strong>Fernando Bellon</strong></p>
<p><em>(journaliste)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans toute création, l&rsquo;énigme de l&rsquo;art, de façon singulière, se compose: la réalité représentée au travers de la matière. La matière &laquo;&nbsp;plastique&nbsp;&raquo; dans le cas de la peinture.<br />
C&rsquo;est là un mystère révélé depuis la représentation préhistorique. Et comme mystère, indéchiffrable. Le meilleur des œuvres d&rsquo;art c&rsquo;est qu&rsquo;elles ne peuvent pas s&rsquo;expliquer, ni se comprendre, seulement se sentir.</p>
<p>L&rsquo;art, manifestation sublime de l&rsquo;humanité, est le moins rationnel, c&rsquo;est-à-dire le plus inhumain, de notre espèce. Et ce paradoxe renferme le secret de l&rsquo;homme.</p>
<p>Certains de mes meilleurs amis ont la passion ou le métier d&rsquo;artiste.</p>
<p>Katherine Théron est une de ceux-ci. Je suis toujours étonné de rencontrer dans l&rsquo;œuvre de ces amis des traits que ma relation quotidienne avec eux ne m&rsquo;avait pas révélé. C&rsquo;est en cela que s&rsquo;accomplit le mystère de l&rsquo;art. Dans les œuvres il y a plus, ou il y a autre chose que ce que l&rsquo;homme ou la femme qui les compose laisse voir.</p>
<p>Dans les travaux de Katherine j&rsquo;ai une fois de plus aussi découvert l&rsquo;insoupçonné. Par exemple l&rsquo;ordre, un ordre transparent, un ordre qui dans la réalité n&rsquo;existe pas et qui, peut-être, n&rsquo;est pas nécessaire à Katherine dans sa routine quotidienne, qui ne se différencie guère de la mienne ou de la vôtre, vous qui avez eu la bonne idée de visiter cette exposition.</p>
<p>Cependant, cette harmonie n&rsquo;est pas recherchée, elle lui est sortie des mains comme par inadvertance, de façon spontanée, et elle s&rsquo;est transformée en quelque chose de physique, de visible.</p>
<p>Je connais plus les natures mortes et les paysages de Katherine que son œuvre actuelle, qu&rsquo;elle décrit comme des &laquo;&nbsp;figures de danses rituelles&nbsp;&raquo;. Mais il y a toujours un élément invariable: le goût, le plaisir qui se voit jusque dans les œuvres les plus sombres, je parle d&rsquo;un plaisir sensible, non idéalisé, un plaisir séculaire et jovial. Comme Katherine est née en France, je me permettrai la pédanterie de nommer ce plaisir &laquo;&nbsp;rabelaisien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est une qualité si évidente que, à la propre peintre, cela lui échappe quand elle fait référence aux images qui lui viennent à l&rsquo;esprit quand elle peint. Elle dit qu&rsquo;elle utilise &laquo;&nbsp;des couleurs savoureuses comme des figues ouvertes tellement elles sont mûres&nbsp;&raquo;. Peut-il y avoir quelque chose de plus appétissant?</p>
<p>Et bien c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;est la peinture de Katherine Théron, succulente, nutritive. Et elle y ajoute même de l&rsquo;œuf, comme on en avait perdu l&rsquo;habitude depuis les maîtres artisans de la Renaissance!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>EXPOSITION de KATHERINE THERON (Cuenca 1991)</strong></p>
<p>Traductions des textes du catalogue</p>
<p>&nbsp;</p>
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